14 juillet 2011
avec la collaboration de Anne Winter, Dr en psychologie, ingénieure de recherches ICSH-CrimSo, R2
Une actualité à la loupe.
Un récent article du Monde, sous la plume de Rafaële Rivais, Ces épouses qui tolèrent l’infidélité (10/11 Juillet, p.24) devrait laisser le lecteur informé un tant soit peu critique, sur sa faim. Certes, l’affaire DSK véhicule tant les valeurs morales que les normes juridiques et pénales de l’un et l’autre coté de l’Atlantique. Mais, de fil en aiguille après avoir dérobé la parole aux victimes ( la découverte de la mythomanie !), puis sacralisée celles-ci plus que celle-là dans l’étude des allégations,( les victimes d’abus à caractère sexuel) et pour s’être laissé trop longtemps à ne vouloir rien entendre, de peur que l’ordre social ne se perturbe, l’on a engendré un enjeu sociétal plus critique, incisif et plus politique : la mise en cause et en suspicion de l‘ordre juridique et de sa capacité à faire au mieux. Certes cela non plus n’est pas nouveau mais la mondialisation de l’information (le tout savoir des quatre coins du monde, dans un temps virtuel) accélère le processus de démolition de la parole juridique et politique dans un secteur qui touche au plus près la valeur morale et psychologique de la personne : sa subjectivité et le meurtre toujours possible de celle-ci. Lire la suite
