De l’agitation autour de la récidive.

L-M Villerbu, Pr. émérite Rennes 2 et Paris VII

Pt de la Conférence Nationale de Criminologie, 2009-2010

23 novembre 2011

  • Pour introduire le débat.
  • La co-construction expertale

Introductions aux cours de l’actualité

Régulièrement et sans doute à jamais la question de la dangerosité, i-e de la réitération criminelle se posera avec une urgence législative renouvelée tant que, de rapports de missions en rapports de mission, de rapports de recherches en rapports de recherche, de décisions gouvernementales en décisions gouvernementales, d’officines sécuritaires cherchant pigeons sur rues… nul ne tiendra compte de ce que expertiser veut dire et de ce que cela implique tant au plan politique qu’au scientifique tant au praticien psy- qu’au CPIP ou à l’éducateur. Lire la suite

De l’usage de l’expertise en guidance projective et psychocriminologique.

Un autre regard sur les dits de justice pour un accompagnement psycho-pénal.

Pr. Loick Villerbu, Philippe Génuit Psychologue, Pascal Pignol Psychologue – Institut de Criminologie et Sciences Humaines, Université Rennes 2-France.

Une dimension psycho-criminologique d’une pratique psychologique en milieu contraint: faire un parallèle.

Comme il y a des littératures grises il y a des pratiques grises: celles qui ne disent qu’à peine parce que comprimées par des idéologies thérapeutiques ou d’obédiences dogmatiques.
Il y a des praxis qui n’ont de thérapeutiques que d’appartenir empiriquement à un corps de métier alors qu’elles émargent à une autre dimension de la veille psychologique et qu’elles émergent de l’insuffisance des propositions dites thérapeutiques, i.e. de ce qu’elles soutendent. Lire la suite

Psychologie projective et analyses des accès aux montages inconscients.

Les Implicites De L’expérience Émotionnelle Du Monde

Pr. Loick-M. Villerbu
Rosario- Argentine, 2012

Diaporama PDF à télécharger/ to download : French versionSpanish version

Postulat : la psychologie projective est un mode d’expérimentation. La clinique psychologique s’est construite au cours du temps, une méthode expérimentale propre. Cette clinique prend sens et se théorise sur les écarts aux normes sociétales-neurologiques-biologiques et idiomatiques. Elle a comme fondement la méthode pathologique et la méthode ethnologique.

Lire la suite

1ère Conférence Univesitaire de Criminologie, Paris.

Avertissement : L’auteur est psychologue et c’est bien entendu à travers ce prisme particulier que les propos sont écrits.

A propos de la Babel Criminologique et de ce qui s’ensuit.

Pierre Victor Tournier ne recense pas moins de 41 mots ou propositions identifiant des enseignements possibles dans l’espace des références criminologiques en usage. C’est dire que le champ est vaste et sans doute encore plus grand qu’on ne le soupçonne si chaque tendance actuellement en désordre pousse plus loin ses investigations et cherche au mieux à redéfinir ce qu’elle fait en propre. Sauf à dire que les variétés d’usages sont en fait instanciellement portées par un petit nombre de variations fondamentales qui dessinent, en creux, des axes  forts d’intérêts ; axes encore peu susceptibles d’apparaître dans la mesure où se défiant de mots territoires, les chercheurs, enseignants et praticiens de toute discipline référée à la criminologie font barrière à toute tentative d’invasion et d’envahissement. Comme toute existence cherchant à faire reconnaître son identité, on est alors en droit de se dire que les avancées fragiles de nouvelles entrées dans les savoirs et pratiques contemporains, notamment en France craignent d’abord d’être récupérées et instrumentalisées. Un processus d’autodestruction référentielle est, comme une épée de Damoclès suspendue ainsi, à toute nouvelle proposition. Lire la suite

Dimensions psycho-criminologiques de la « désistance »

Loick M. Villerbu 1, Anne Winter 2, Christelle Laurent 3

Introduction
Le terme « désistance », en France, est largement inusité. Il n’est sans doute pas anodin que son émergence coïncide avec les travaux sur la délinquance juvénile aux Etats-Unis (1934). Sa référence est manifestement plus connue des familiers des études anglophones. Cependant, bien plus qu’une absence de réflexions et de propositions sur ce qu’il implique, il faut y voir un effet de culture criminologique et des disciplines afférentes à ce corps de doctrine. Dit autrement, ce que le terme implique et que nous allons discuter, est l’effet manifeste à la fois de conceptions de monde différentes et de politiques pénales/pénologiques volontaristes instruisant, dans d’autres dimensions, les acteurs du changement social et psychique. Chaque mot est un monde, écrivait M. Merleau-Ponty : chaque langue entraîne avec elle une conception de l’existence et des rapports intersubjectifs. Lire la suite